Après une absence de cinq ans, les lectures-théâtres font un retour en force cet été au Musée de l’Ardoise de Richmond. Après la présentation de « La prose du Transsibérien » les 1er et 8 août dernier, ce sera au tour de la pièce « Lettres de la religieuse portugaise » d’animer le musée les samedis 22 et 29 août, à 20h.
« Ces lettres d’un auteur inconnu sont un recueil de cinq lettres enflammées, écrites par Marianne, une religieuse cloîtrée au Portugal, s’adressant à un officier français qui l’a séduite puis abandonnée. L’œuvre retrace l’évolution tragique de sa passion, oscillant entre espoir, reproches, culpabilité et désespoir face au silence de son amant », peut-on lire dans la promotion du Musée de l’Ardoise.
Les deux pièces ont été mises en lecture par Matieu Gaumond, professeur retraité du Conservatoire d’art dramatique et de musique de Québec.
« Lors de ces soirées, on privilégie le texte. Cela ne veut pas dire que l’interprétation n’est pas au maximum, au contraire. Il y a vraiment un travail de titan pour aller vers l’émotion et trouver tout ce qu’il faut pour que le public soit entièrement satisfait. Pas de décors, mais il y a l’âme du spectacle », explique-t-il.
La comédienne Joanne Simard, qui a interprété de nombreux grands rôles au fil des ans, sera au cœur de cette production théâtrale.
« Ce sera ma dixième lecture au Musée de l’Ardoise. Matieu et moi avons débuté le tout en 2017 », mentionne-t-elle.
M. Gaumond est ravi de travailler de nouveau aux côtés de Joanne Simard.
« Je suis très fier, car c’est une très bonne comédienne! » résume-t-il.
Le duo retrouve avec bonheur le Musée de l’Ardoise. C’est M. Gaumond qui a approché ce lieu culturel richmondais afin d’y présenter des lectures-théâtres.
« J’ai alors parlé à Pierre Bail, un des instigateurs du musée et un ami, qui désirait faire connaître cet endroit de plus en plus. Je lui ai alors proposé des mises en lecture, ce qui a permis d’attirer un public particulier et très cultivé. Et tant mieux, car c’est le lieu idéal pour l’écoute et la culture », souligne-t-il.
Mme Simard mentionne que l’intérêt pour les lectures-théâtres au Musée de l’Ardoise grandit d’année en année.
« On a débuté avec 25 spectateurs et pour les dernières pièces, nous avons accueilli entre 90 et 100 personnes. L’engouement est incroyable et les gens adorent ça. Les spectateurs peuvent ainsi créer leur propre mise en scène, leurs décors alors que nous livrons un texte amoureusement et passionnément », témoigne-t-elle.
« Il y a énormément de travail avant d’arriver sur scène. Les comédiens doivent apprendre non pas à lire, mais à vivre le texte en étant complètement investis dans l’interprétation. Il y a une grande pureté et c’est un effet théâtral très différent », conclut M. Gaumond qui terminera en beauté sa participation à ces soirées de lectures-théâtre.
Le coût des billets est de 20 $. On peut réserver sa place en contactant directement le Musée de l’Ardoise.











